Le grand Pierre Akendengué était en concert ce samedi à
l'Institut Français.
Une magnifique occasion pour nous de boucler notre
découverte musicale africaine.
En effet, Akendengué est le "patriarche" de la
musique gabonaise.
A la fois chanteur et poète, ses textes sont assez engagés.
Cet ancien de 70 ans a connu la période coloniale, puis l'indépendance du pays.
Il dénonce la corruption et la misère en Afrique, prône le respect des autres,
la liberté, la solidarité et l'amour de la nature. Rien de bien nouveau en soi,
ce sont des discours que l'on entend depuis des décennies sans pour autant que
les choses changent...
Malgré tout, ce "Senghor" gabonais est aimé ici,
respecté... voire vénéré ! Il ose dire tout haut ce que tous pensent tout bas,
ce qu'il lui avait d'ailleurs valu d'être interdit de séjour dans le pays alors
qu'il débutait sa carrière à Paris dans les années 70.
Hier soir, le public était "stylé". Rien à voir
avec les autres concerts auxquels nous avions assisté.
C'est beaucoup plus "select": belles toilettes,
chichis, escarpins, smartphone ou tablettes greffés dans la main pour immortaliser le retour de cette icône gabonaise pour son nouvel album .
Les premières paroles
très engagées de l'artiste soulèvent le public qui l'acclame.
Durant tout le concert, il alterne chansons, poèmes, contes
africains... en français ou en myéné, seul à la guitare, ou accompagné de ses
choristes en boubous et de ses musiciens en pagne traditionnel.
Curieux mélange parfois d'instruments traditionnels comme
l'arc à bouche ou le djembé et plus contemporains comme le synthé et la guitare
électrique... les choristes jouent même des maracas donnant une ambiance plus
cubaine !
Mais l'ensemble rend bien et très vite la salle est en
liesse. Dès les premières notes, le public reconnaît les chansons et s'enflamme,
chante avec lui... nous, on se sent un peu dépassés, mais c'est sympa ! Bien sûr,
l'artiste n'échappera pas aux spectateurs qui montent sur scène pour lui donner
des billets de 10000 : il n'y a vraiment qu'ici qu'on voit ça !
Akendengué quitte la scène sous les applaudissements, à petit pas, usé par le temps...
Bon moment !


3 commentaires:
Coïncidence, moi aussi j'ai passé un bon moment, bien bougé, devant un artiste de 70 ans ! Johnny était sur Bordeaux hier et mis à part la sono de m.... de la patinoire, qu'est ce que c'était bien ! Et oui, j'aime "jony", j'assume... Bises à tous et effectivement le soleil brille... pourvu que ça dure !
Coucou mes gabonais....
On prend les dernières notes de folklore avant de départ ????
Plein de bisous à vous 3 1/2
Vivre dans ses valises c'est pas la joie en effet !!
Bises
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