25 février 2013

Sur la route de Lambaréné...

Samedi matin, départ matinal pour Lambaréné, à 250 km de Libreville au coeur du Gabon. Nous sommes en convoi : l'aventure se fera groupée avec Guillaume, Emilie et leur famille.
Traversée des PK, faubourgs populaires, pour sortir de la ville, avant d'attaquer la nationale qui nous mène à l'Equateur.

Au panneau qui marque la ligne de l'équateur, pause impérative !

En bordure de route, les villageois des petits hameaux vendent ce qu'ils ramènent de la forêt : bananes, petits bois, manioc, cocos, singes (braconnage interdit !), serpents... qu'ils pendent sur des bidons.

Laurent et Marie sont silencieux, presque le nez collé à la vitre à observer cette végétation de plus en plus dense et les baraques de fortune qui font office d'habitation. Enfin... Marie pique plutôt du nez ! La fatigue commence à se faire sentir : avion, climat équatorial, coucher tardif, lever matinal... ça pique ! Mais, c'est sans compter le bonheur des superbes nationales gabonaises ! Et un trou par ci, et un cratère par là, ça saute, ça tape la tête au plafond, ouillouillouille... désolée Marie, pour dormir sur une route au Gabon, tu reviendras !

5 heures plus tard, nous rentrons dans Lambaréné. Petit tour de ville pour se restaurer dans le Quartier musulman d'Isaac, et trouver un resto pour passer le réveillon du jour de l'an, dans deux jours (ouais, c'est pas gagné, on est un peu beaucoup au milieu de nullepart !).
Puis direction nos logements respectifs : Guillaume et sa petite famille opteront pour un dortoir collectif chez les soeurs, pour nous ce sera des chambres à l'Hôpital Albert Schweitzer, crée en 1913.

Dans l'ancienne case où logeaient les infirmières, nous attend une petite chambre ventilée. Le confort est sommaire : le seau d'eau dans la cabine de toilette laisse supposer des coupures d'eau fréquentes, seul un petit ventilo nous permettra de supporter la moiteur ambiante, et la douche se résumera à un maigre filet d'eau froide... enfin, quand y en a ! Mais, nous sommes dans un lieu historique ! Il faut donc se laisser porter par le charme de ce site perdu entre fôret équatoriale et le grand fleuve Ogoué.
Marie et Laurent ont le privilège d'une chambre climatisée et d'une douche avec eau chaude ! Youhou ! Le luxe ! Leur bâtiment, ancien dortoir des malades de race blanche, vient d'être rénové ! Bon, par contre, il faut composer avec le gecko, accessoire indispensable de la case, et les chauve-souris qui viennent manger la nuit dans les bananiers... mais c'est le folklore local, les amis !
Au coucher du soleil, repas frugal au réfectoire de l'hôpital dans une ambiance collègiale. Du coup, nous retrouvons nos lits très tôt mais personne ne demande son reste... la journée de demain promet d'être bien remplie !

Sur la route de l'équateur

3 commentaires:

seve a dit…

Paysages toujours aussi hors du temps!! C'est assez hallucinant!
Des bisous à vous 3

Mamibelle nostalgique a dit…

Souvenirs...souvenirs !!!! nostalgie
quand tu nous tiens !!!!
Plein de bisous mes enfants

sandra a dit…

des bisess à vous 3...
ici il fait froid mais beau et ça fait du bien !
biiiises