8 avril 2013

L'hôpital du Docteur Schweitzer

Pas de séjour à Lambaréné sans découvrir le célèbre Hôpital du Docteur Schweitzer qui fit la renomnée de ce village situé en amont du fleuve Ogoué.


Le 16 avril prochain, le Gabon fêtera le centenaire de l'hôpital dont l'existence débuta en 1913 lorsque le Docteur et sa femme, arrivant d'Alsace, fondent les premiers bâtiments sur le terrain d'une mission évangélique, pour s'occuper des patients isolés de cette région. La première guerre les oblige à retourner en France où ils sont internés dans un camp. Cette épreuve sera déterminante pour Hélène Schweitzer qui y attrapera la tuberculose, dont les séquelles l'affaibliront lors de ses différents séjours à Lambaréné, où règne une humidité excessive. Elle soutiendra donc son mari à distance pendant de nombreuses années, depuis leur résidence suisse. Lors du 12ème séjour au Gabon auquel elle participât, elle devra être rapatriée d'urgence à Zurich, pour y décéder en 1957.

De l'ancien hôpital, nous avons pu visiter les deux bâtiments principaux que le couple bâtiront progressivement dès leur retour en 1924 : nous traversons un dortoir, la salle d'opération, la pharmacie, le cabinet dentaire, le laboratoire, la salle d'accouchement et de radiologie... où se trouvent un ensemble important de vieux outillages, instruments chirurgicaux, de microscopes monoculaires et tous les ustensiles médicaux qui paraissent sortir d'un autre temps ! Pourtant, il fonctionna jusqu'à l'inauguration du nouvel hôpital en 1981.

A ces bâtiments s'ajoutent la Case C où logeaient les nombreuses infirmières venues de toute l'Europe et aujourd'hui réhabilitée en chambres d'hôtes (où nous logeons), et l'ancien dortoir des "blancs" tout fraîchement rénové en hôtel avec climatisation (où logent Marie et Lolo).


Enfin, la maison du Docteur transformée en musée abrite la chambre de son épouse, sa chambre avec son bureau, ses objets personnels, des bibliothèques chargées de livres, ses instruments médicaux et son fameux piano. Albert Schweitzer est en effet un musicien émérite inspiré par l'oeuvre de Bach et c'est en partie grâce à ses concerts en Europe et aux Etats Unis qu'il parviendra à financer son hôpital. En 1953, le prix Nobel de la Paix 1952 lui permettra également de terminer le "village lumière" pour accueillir 200 lépreux et leurs familles.


Son aventure africaine s'achèvera en 1965 à l'âge de 90 ans, lors de son 14ème séjour entamé en 1959. Il sera resté jusqu'à sa mort au service de son hôpital où il repose dans un petit cimetière au milieu des palmiers avec le fleuve en  toile de fond, aux côtés de ses infirmières les plus fidèles et de sa femme, dont le corps fût rapatrié.

Nous prolongeons notre promenade dans la forêt où fonctionne actuellement le nouvel hôpital moderne doté d'un centre de recherche et d'une unité pour les sidéens. De nombreux étudiants européens y effectuent leurs stages chaque année.


Nous terminons au coucher du soleil devant le refuge pour animaux conservé à côté du cimetière, en hommage au Docteur dont le plus fidèle compagnon était son pélican prénomné Parsifal.


A méditer :
" Il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous." ...
" L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être mais il demeure un guide." ...
" Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage." ...
" Celui a qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres." ...
                                                                                         Albert Schweitzer

Schweitzer

4 commentaires:

Vane a dit…

hého ??? y'a quelqu'un ??
vous méditez ou vous dormez ?!
ptdr

Anonyme a dit…

Sympa comme visite, j'aurais bien aimé voir les biblitheques du Dr !

Tristan, un brun moqueur ;)

Mamibelle fataliste a dit…

Que de belles découvertes vous nous faites faire.... au risque de me répéter... superbe...
Plein de gros bisous mes pougnousses

sandra a dit…

des pensées fortes fortes pour vous ...vous devez vous sentir si loin en ce moment ...
on pense à vous BISESSSSS