Souvenez-vous, au début de notre séjour, Gilles avait pu survoler cette zone en fin de saison sèche et vu du ciel, ça donnait ça :
Aujourd'hui, nous la parcourons sur l'eau et il faut le dire avec bien plus d'eau car la petite saison des pluies est passée par là. La végétation des petites îles et de la forêt vient donc se noyer dans le lac, nous offrant des paysages surprenants et des superbes effets miroir sur cette eau paisible.
Aristophane va donc nous guider... enfin, piloter la pirogue car à la question "Tu connaîs tous les oiseaux du lac ?" il répond "Tu vas peut être m'en apprendre, c'est ça l'échange !" ... !! Réponse habile et qui nous confirme bien que notre guide n'est qu'un étudiant qui vient se faire du fric pendant ses vacances ! Super ! Tel le célèbre poète grec du même nom, c'est un comique !
Nous abordons d'abord l'île aux oiseaux où squattent quelques hérons. Puis, nous passons sous une ligne électrique dont les poteaux sont partiellement immergés, avant d'entrer sous un tunnel naturel de plantes aquatiques. Nous débouchons sur un paysage dégagé sur le lac de Zilé. Slalom dans la mangrove pour atteindre des eaux immobiles à perte de vue où quelques noyaux verts arrivent encore à émerger.
La navigation est des plus paisible Nous sommes très loin de toute l'agitation citadine. Sur ce lac isolé, la vie est douce, on passe ses journées à voir défiler le temps et à se laisser aller aux sons des oiseaux. Ce sont les principaux habitants de ces lieux : pélicans, martin pêcheurs, canards sauvages... Nous en avons vu autant que des villageois, croisés en pirogue ou salués sur les rives occupés à la pêche et cueillette de bananes et manioc. Une atmosphère d'un autre temps !
Nous irons jusqu'à l'extrémté du lac en à peine une heure. Retour par le même petit passage puis nous allons rendre visite à Marie Louise qui est en train de réhabiliter une ancienne paroisse en éco-hôtel sur la presqu'île qu'elle a racheté. Elle nous reçoit avec le sourire, toujours heureuse de voir du monde sur son site isolé. Nous parcourons cette bande de terre à la découverte de ses bungalows et des vestiges de l'ancienne occupation monacale. Petit rafraîchissement sur sa terrasse avec vue sur le lac et les mots chaleureux de notre hôtesse.
Nous repartons sous le regard de gamins qui nous filment sur leur tablette : équipement irréel dans cet environnement ! Notre pilote met les gaz pour rejoindre Lambaréné et nous mener au Pont des chauve souris.
Les créatures nous accueillent en choeur avec des piaillements assourdissants. Il y en a des milliers suspendues, la tête en bas, au plafond d'un pont reliant les 2 rives de Lambaréné, vecteur d'un trafic pourtant intense. Mais, elles restent là agglutinées en grappe, à nous observer. Ce sont vraiment des espèces étranges, à l'allure très gracile : chaque envol est extrêmement rapide et donc difficile à saisir avec l'objectif.
Ainsi s'achève cette escapade. Plus de photos, ici :
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| Lac Zilé |







4 commentaires:
Mais que c'est beau!!! BRAVO au reporter photo comme d'hab´
Bises à vous 3
Clair que les reflets dans l'eau sont magnifiques ! J'aime moins les chauve-souris !!!
Vané
( vous achetez en lot vos pantalons marron et tshirt noir ??? )
coucou les gabonais.... comme d'hab paysages superbes et les oiseaux sont magnifiques....
Plein de bisous des farguais
Non Vané, c'est la même tenue à chaque fois ! C'est le truc du baroudeur, partir avec le strict minimum...
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