Cet écomusée est un centre d'interprétation de la faune et de la flore présentes dans le parc. On peut aussi y découvrir les rites et coutumes des habitants à travers les masques, les instruments de musique, les outils pour pêcher, chasser, cuisiner... L'occasion pour Llona se s'essayer au balafon, au moungongo (arc en bouche) et autres percussions style maracas mais made in Gabon.
De notre côté, on a continué par une promenade dans le village où on a fait des rencontres. Nous avons demandé à un petit garçon qui se rendait à l'Eglise si on pouvait l'accompagner. Il était ok mais n'avait pas l'air très rassuré et au détour d'une maison, il nous a semé... nous avons donc fait connaissance avec un jeune homme qui se trouvait là et qui nous a guidé dans le village. Jephté nous a fait découvrir le quartier abandonné des ouvriers de la scierie (fermée depuis la nouvelle politique du gouvernement de stopper la déforestation), le nouvel hôpital en cours de construction, l'Eglise Catholique... oui, je précise car il m'exliqué qu'il y avait plusieurs croyances : le catholicisme, le corps du Christ et l'Assemblée du Dieu Vivant de la Parole Parlée (visiblement plus proche d'une secte...).
Bref, tout au long de notre route, nous entendions des chants joyeux et les voix fortes des hommes de paroles prêchant pour leurs idées provenir de bicoques quelconques faisant office de lieux de culte : surprenant !
Nous croisons aussi des enfants transportant de l'eau, des mamans emmenant les enfants au "culte", tous endimanchés. Lopé ne dispose que d'une école allant jusqu'au CM2. Il faut aller à Boué, à 1h30 de route, pour poursuivre au collège et au lycée. Ca coute donc beaucoup d'argent et les jeunes sont obligés de travailler en contrat à la semaine pour se payer leurs trimestres d'étude. Mais d'après Jephté "sans métier, je ne pourrai pas vivre posé. Si j'arrive à être chauffeur de grumier, maçon ou mécanicien, je gagnerai assez pour avoir ma vie..."
Pas d'agriculture ici ! la terre est pourant fertile mais ça ne rapporte pas assez... donc chacun cultive son jardin pour son approvisionnement personnel, mais les éléphants viennent souvent leur piquer les fruits pendant la nuit. Ils elèvent aussi de la volaille et des biquettes.
En commerce, on trouve juste l'essentiel : des épiceries, des bars et maquis qui sont également points de vente pour les opérateurs téléphoniques, un tailleur (haute couture s'il vous plaît !), un salon de coiffure, un garage mais pas de station essence ! En fait, nous sommes au milieu d'un paysage de Far West !!
Jephté nous quitte avant l'église. Tout au long du chemin, il m'a questionné sur la France qu'il ne connaît qu'à travers les reportages. Je ressens que cet "eldorado" l'intrigue. Il a absorbé toutes les données diffusées par les médias (à croire qu'il les avait appris par coeur !), mais je sens bien que notre "entretien" est intéressé...il sera d'ailleurs extrêmement déçu d'apprendre que je n'habite plus en France et que je vis maintenant au Gabon... ça laisse perplexe !
J'ai vraiment l'impression d'être dans un autre monde, coupé de notre réalité occidentale. Cet occident qui fait tant rêver les jeunes africains et que nous cherchons à "fuir" pour découvrir des contrées plus paisibles... quel paradoxe !
C'est un dépaysement complet ! La vie à la Lopé paraît tellement simple. J'ai entendu les habitants parlaient de "force tranquille" et je trouve que ça colle parfaitement avec leur façon de vivre...
Notre séjour se termine par un second safari 4x4. Définitivement, nous n'aurons pas rencontré Monsieur le Gorille et Madame La Panthère du Gabon. Trop timides sûrement ! Pourtant, c'est pas faute de s'être enfoncés dans la fôret ce coup-ci, et à la tombée de la nuit : c'était assez flippant !
On aura quand même revu des éléphants mais un peu loin, des buffles et des singes qui secouaient rudement les arbres.
La petite anecdote : Llona, qui a rarement sa langue dans sa poche, demande aux guides "c'est quoi la tâche rouge qu'il a le buffle sous ses fesses ?". Les guides se regardent un peu gênés, puis éclatent de rire, pour enfin lui répondre : "C'est la puissance ! C'est ce qui lui donne du courage !"
Pas mal, non ?
Epilogue :
Nous quittons l'hôtel à 3h du mat pour prendre le train. La voiture qui devait nous amener ne viendra pas... pas grave, nous irons à pied accompagnés d'un couple d'employés se rendant à Libreville et de quelques "amis" qui eux n'ont pas encore été se coucher pour passer la soirée au bar et qui souhaitent nous raccompagner. Ne croyez pas qu'ils étaient lourdauds... non, non, tout ça est bon enfant ! On rigole en marchant dans la nuit... la seule crainte ? Croiser un buffle... incroyable !
A l'image de notre séjour, tout le monde a beaucoup d'attentions et nous abordent très convivialement.
N'oubliez pas : on se "familiarise" ! En arrivant chez nous, le téléphone sonne ... Patrick, le gérant de l'hôtel veut s'assurer que nous sommes bien arrivés !
Quand nous reviendrons, c'est clair, nous aurons du monde à voir...
Les photos :
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| La Lopé - Forêt et Village |



5 commentaires:
c'est déjà fini ,dommage !!!!!!
le documentaire est terminé à quand le prochain épisode sur une autre région !
le progrès c'est quand même bien ça nous permet de voyager avec vous .
vos vacances sont terminées ,à présent il faut reprendre le boulot et l'école .
bisous
Je répéte ce qu'a dit Josée : "dommage que soit déjà fini..."
Je suis contente car je vois que
cela vous a permis de connaître vraiment "l'Afrique profonde" et de se rendre compte du décalage total avec la france.
Ca permet de relativiser un max !!!
Plein de bisous à vous trois
A bientôt
Touchant et très beau reportage. Bon, tu as deux années d'autres reportages à nous faire partager.... a tes cartes routières, Titia ! Tu nous as rendu "dépendants" du G2L.
(J'aime le "à bientot" de Martine, tellement plein de sens... on entent même combien ça lui manque)
Superbe reportage et photos à couper le souffle !
Vivement que tu ais un zoom énorme!!
Biiises
je me régale...et il est vrai que quand ça se termine.....on en voudrait encore...
je suis moi aussi une G2L ADDICT comme Ma tit'soeur....tu le sais...pas si mauvaise idée au final d'écrire tes mémoires
des bises à vous 3
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